Le point sur les technologies neuronales

A lire si vous n’avez que 2 mn :

Il s’agit de « casques », plus ou moins élégants (photos ci-dessous), permettant de capter les signaux électriques du cerveau (électroencéphalogramme).

Par décodage de ces signaux électriques, il est ainsi possible de relier une « pensée » à, par exemple, la commande d’un robot.

Ainsi, un opérateur pense « va à droite » et génère une activation de certaines zones de son cerveau, suivant certaines caractéristiques de « signal ».

Après interprétation du signal, une commande informatique « va à droite » peut être envoyée au robot, ou à tout autre système artificiel.

Il existe dès aujourd’hui des casques grand public qui permettent théoriquement de faire ce genre de choses.

Par ailleurs, le CEA travaille par exemple en ce moment sur un projet d’exosquelette piloté par la pensée, à destination des personnes paraplégiques.

Les technologies sont aujourd’hui assez mûres, et il serait envisageable d’observer à assez court terme (1 ou 2 ans) la multiplication d’IHM opérationnelles basées sur ce principe.

http://www.robotshop.com/ca/fr/capteur-eeg-mindwave-mobile-neurosky-myndplay.html

http://openbci.com/

https://www.emotiv.com/epoc/

http://www.industrie-techno.com/clinatec-veut-faire-remarcher-les-tetraplegiques-grace-a-un-nano-implant.38716

A lire si vous avez 5 mn de plus :

Les applications de ce type de technologies vont beaucoup plus loin que le simple développement d’IHM d’avant-garde.

En effet, les récents progrès en neurophysiologie permettent non seulement d’identifier des pensées de type « commande », mais également des pensées plus complexes, comme des « types d’émotions » ou des « états de conscience ».

Par des technologies d’imagerie cérébrale, on a identifié depuis quelques années des fonctionnements du cerveau totalement spécifiques chez des « experts méditants » en état de conscience modifié (donc au cours de séances de méditation en laboratoire).

On a également observé récemment d’étonnants phénomènes de « neuroplasticité » du cerveau, c’est-à-dire la capacité du cerveau à se modifier au niveau neuronal, lorsqu’on le soumet à des stimuli spécifiques (une sorte d’entrainement cérébral, analogue à un entrainement sportif).

On a par ailleurs identifié les zones spécifiques qui sont activées dans le cerveau lorsque des sujets reçoivent (en laboratoire !) des récompenses « de type érotique ou monétaire ».

Le prochain stade pourrait être l’usage de puces implantées dans le cerveau, en lieu et place des casques actuellement existants. D’un point de vue technologique, les avantages de cette technologie seraient la précision des signaux acquis et la possibilité de rétroaction sur le cerveau, le principal inconvénient étant son caractère invasif… Sans oublier l’aspect éthique de la chose…

Pas d’argent et d’applications pratiques à ce genre de technologies, direz-vous ?

Alors suivez ce lien : http://www.mensiatech.com/laureat-of-european-h2020-project-mensia-receives-3-6me/

3,6 M€ pour un projet européen pour la société « Mensia » pour le développement d’un système de soin destiné aux enfants hyperactifs.

Quelques liens supplémentaires :

http://brainimaging.waisman.wisc.edu/

http://acces.ens-lyon.fr/acces/ressources/neurosciences/Banquedonnees_logicielneuroimagerie/test-architecture-neuropeda/fiches-pedagogiques/1-irm/1-3-imagerie-fonctionnelle/1-3-2-fonctions-cognitives/1-3-2-4-systemes-de-recompense/sujet-13241-systemes-de-recompense

http://www.up-magazine.info/index.php/le-vivant/homme-augmente/5052-la-darpa-implante-des-puces-dans-le-cerveau-pour-ameliorer-la-memoire

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